Exceed-your-vision-T0895_Annabelle-Arlie-e1479817006340

Exhibition-view_Annabelle-Arlie_RGB_2016_2

Exhibition-view_Annabelle-Arlie_RGB_2016_3-e1479816974265

Exhibition-view_Annabelle-Arlie_RGB_2016_4

Exhibition-view_Annabelle-Arlie_RGB_2016_5-e1479816417635

Exhibition-view_Annabelle-Arlie_RGB_2016_6

Exhibition-view_Annabelle-Arlie_RGB_2016_7-e1479816527976

Exhibition-view_Annabelle-Arlie_RGB_2016_8-e1479817058332

Exhibition-view_Annabelle-Arlie_RGB_2016_9-e1479817135471

Backbone_AnnabelleArlie-e1479816907631

Body-Language-Golden-Langur_Annabelle-Arlie-e1479816772472

Exceed-your-vision-T008_Annabelle-Arlie

La Galerie Derouillon a pris des allures de jungle avec l’exposition personnelle d’Annabelle Arlie, qui a peuplé pour l’occasion l’espace de la galerie d’une forêt tropicale composée notamment de singes et oiseaux exotiques.
Cette jungle est pourtant bien sage, pour ne pas dire complètement immobile et silencieuse : les perroquets et autres primates sont muets, montés sur des pattes en plastique et prothèses artificielles, les soudant de part et d’autre de l’espace. Les animaux sont réduits à n’être que leurs propres portraits 2D, de même que la forêt, compressée en tapisserie murale.
Annabelle Arlie représente la nature comme si elle n’existait déjà plus. Derrière la main de l’artiste, on imagine un univers de transhumains qui recréent de manière artificielle un trans-environement, où les technologies sont utilisées pour compléter et recréer les éléments de la forêt tropicale. Cette incrustation de la technique dans la nature révèle un paradis d’or perdu : faune, flore et traditions sont statiques, inactivables. Leurs sens et significations ont été oubliés, comme en atteste le métier à tisser, miniature et accroché au mur, ou encore ce qui apparait être des sièges en rotin, suspendus au plafond.
Entre l’exposition et ses publics, la temporalité diffère ; l’artiste se fait archéologue du futur en recomposant images et souvenirs d’un monde qui est déjà anéanti et transformé. Muséographe anticipatrice, Annabelle Arlie questionne de fait la mise en exposition des éléments du passé. Si la mise en scène est réalisée avec soin –comme ce perroquet trônant dans un coin du plafond de la galerie- le sens s’est quant à lui perdu au sein de cette immobilité froide. Nous évoluons alors dans une véritable banque d’images, sans queue ni tête, ces dernières étant construites à l’aide de supports en plastique et extensions technologiques. La temporalité du visiteur serait celle des prémices de la décrépitude de nos environnements et traditions. La perte de sens commence quand, par exemple, les images d’espèces d’animaux en voie d’extinction, s’ils ne sont pas d’ores et déjà disparus, survivent par le biais de leur utilisation à des vues publicitaires. Ces portraits d’espèces rares et spécifiques circulent en effet dans le monde entier, par le simple fait qu’ils ont été choisis comme image de marques pour représenter des cartouches d’encre. Comble du sort, l’encre contribue justement à l’extinction de ces espèces : la production d’une seule cartouche consomme plusieurs millilitres ou litres de pétrole, et une fois usagées, elles deviennent des déchets aux composants toxiques pour l’environnent et nocifs pour la santé. Le monde est RGB quand l’image devient indépendante de son propre sens originel.
Texte Laëtitia Toulout pour Point contemporain

Des caresses ou l’art ou le Sphinx, 2016 / Whitcher Projects

Des caresses, ou l’art, ou le sphinx

Annabelle Arlie’s work speaks to the complex temporality of humankind. She assembles contemporary cultural objects with artisanal, primitive ones in a manner that can collectively reference the Totem—engaging the concept of a prior belief or symbol that has been reconstituted in an updated context and allowed to assume new meanings and significances as a result. These assemblages speak to the paradoxical nature of human existence and abide by what is sometimes referred to as the riddle of the Sphinx: « What walks on four feet in the morning, two in the afternoon and three at night?” Oedipus answered: « Man: as an infant, he crawls on all fours; as an adult, he walks on two legs; in old age, he uses a ‘walking’ stick. »

vue d'ensemble 1

elephant trunk

elephant trunk detail

dreams are my reality

anna9

homosapienbody

bain de soleil detail

Indian moods bd

Sculpture

how are you?

I see you detail

cv

Annabelle Arlie
-1986
lives and works in Guéthary
annabellearlie@gmail.com

DNSEP (MFA) ESA des Pyrénées, Site de Tarbes
DNAP (BFA) ESA des Pyrénées, Site de Tarbes

Represented by
Galerie Derouillon, Paris
Bahamas Biennale, Détroit

Solo/Duo show:
2017, NADA, New York
2017, Chlorophylle, Jonathan Hopson gallery, Houston
2016, RGB, Galerie Derouillon, Paris
2016, Des Caresses ou l’Art ou le Sphinx, Whitcher Projects, Los Angeles / Joshua Tree National park, USA
2015, Temporary arrangement, Glassbox, Paris, France
2015, Connecting flight, espace 29, Bordeaux, France
2015, Mémoire flash, SUN7, Bordeaux, France
2014, YIA art fair, Carreau de temple, Paris, France
2014, Sugar and spice, Galerie Torri, Paris, France
2014, Mazeman, Bahamas biennale gallery, Mukwanogo,USA
2014, Doubles dames, Omnibus, Tarbes, France

Selected group exhibitions:

2018, AVP, Bahamas Biennale, Détroit

2018, Harpers Books pop up, Beverly Hills Hotel, Los Angeles
2018, Au loin une île, Mains d’oeuvres, Saint-Ouen
2017, Meeting #3 « l’expédition fantôme, lieu commun, Toulouse
2017, Based on a true story, galerie Derouillon, Paris, France
2016, Le tremblement est invisible, 40m3, Rennes, France
2016, Culture Pop Marauders, une proposition d’In extenso,Clermont-Ferrant à Mains d’oeuvres, Saint-Ouen, France
2016, Les vases bleues, le quartier centre d’art contemporain, Quimper, France
2016, Parcours St germain, Robert Clergerie, Paris, France
2016, Only lovers, Le Coeur, Paris, France
2016, Jeune Création, Galerie Thaddaeus Ropac Paris Pantin, France
2015, Safety net, Erratum gallery, Berlin, Allemagne
2015, Return of the object, Kvalitar, Prague, République Tchèque
2015, Spleen & Idéal, Galerie Perception Park, Paris, France
2015, Ailleurs, Chapelle des Cordeliers, Parthenay, France
2015, Matiére à récits, Lieu commun, Toulouse, France
2014, Athletic Valentin, galerie Valentin, Paris, France
2014, One bite, other project, Berlin, Allemagne
2014, Fool Disclosure, Last Resort, Copenhague, Danemark
2014, Je l’ai perdue, espace 29, Bordeaux, France
2014, Love Screen – Pop Corn Session # la Fabulerie, Marseille, France
2014, VideoLike ART III, espace 29, Bordeaux, France
2013, Brand innovations for ubiquitous autorship, Carroll Fletcher, Londres, UK
2013, iMOCA, Internet Museum of Contemporary Art, The Wrong, web
2013, Drop zone II, La mobylette, Toulouse, France
2012, Autoexotisme, galerie SUN7, Bordeaux, France
2010, SKY TO SKY, Pic du midi, La Mongie, France
2010, Travaux Publics Espaces Pluriels, Pau, France

 

 

Memoire flash

AA Moai

AA Tipp ex

vue d'ensemble 1

AA Moai détail 1

AA I’m glad that we worked together and I’m sure that we will again

AA I’m glad that we worked together and I’m sure that we will again détail

AA Soupline

AA Moai détail 2

AA Tipp ex détail1

AA Soupline détail

Mémoire flash, 2015, exhibition view at SUN7, Bordeaux.
Moaï, 2015. CD rack, lenticular print, snap hook, 148 x 40 x 20 cm
I’m glad that we worked together and I’m sure that we will again, 2015, Whitney Houston vinyl LP, marble, shelf, 90 x 54 cm
Tipp-Ex, 2015. sponge, polystyrene moulding, toothpaste tube, 207 x 20 cm
Soupline, 2015.curtains, curtain rod, shelf bracket, Fujifilm blister, 150 x 65 x 14 cm